Rue de la Boulette ? Nos réponses pour CBD Actu !

- Qui est à l’origine de “Rue de la Boulette” et pourquoi ce nom ?

L’origine de Rue de la Boulette c’est nous, 3 passionnés, Renaud, Gwen et Max, qui s’associent pour créer une marque spécialisée dans les résines CBD et CBG en France. 

L’origine de ce nom c’est “La Boulette”, on le trouvait amusant et il représentait l’une de nos références. Vu que ce nom était juridiquement déjà protégé, nos produits très “street” ne pouvaient que devenir “Rue de la Boulette”, le panneau s’est donc imposé normalement et le 12 c’est notre département : Big up l’Aveyron !

- Quand et dans quelles circonstances est née votre société ?

Après une expérience sur une première société qui a été formatrice, on (Gwen et Max) voulait absolument rebondir plus fort. La rencontre avec Renaud, autant passionné et investi que nous mais surtout très complémentaire à nos idées, nous a permis d’exploiter plusieurs dizaines d’hectares en 2019. Même ses parents produisaient du chanvre textile à l’époque, on a repris le flambeau avec une activité au goût du jour !

Ensuite on a voulu se structurer officiellement et on s’est naturellement associés.

- Avez-vous rencontré des difficultés administratives ou judiciaires lors de la création de l’entreprise ?

Comme tous les entrepreneurs de notre secteur, on rencontre souvent des problèmes avec différents organismes comme les banques, les assurances, etc ... et des incompréhensions concernant les administrations publiques.
Mais la passion et la détermination prennent largement le dessus face à ce genre de difficultés, on apprend à investir dans l’humain et à bien s’entourer de personnes qui ont l’habitude de gérer ces problèmes. Et au final se concentrer sur ce qu’on fait de mieux : faire du hash.

- Quelles sont vos activités en dehors de la vente ? Il semble que vous soyez également producteur ? Avez-vous suivi un cursus agricole ?

On est producteurs et transformateurs, la vente n’est que la finalité de notre activité.
Renaud a suivi un cursus agricole familial sur l’exploitation où nous produisons aujourd’hui.

Vu qu’il est capable de construire ou adapter n’importe quelle machine, il est devenu notre expert dans la conception et la modification des machines agricoles et industrielles qu’on utilise pour la transformation.

Du coup, en dehors de la vente il y a beaucoup de travail, de la recherche et développement, on fait énormément de tests en labo, sur différentes matières, de nouvelles références, de nouveaux procédés, de nouvelles machines, etc. 

On n’a pas le temps de s’ennuyer quoi !

- Comment a été perçue la création de votre exploitation agricole aveyronnaise par les autorités et le voisinage ? Y avait-il des précédents dans le département ?

Lorsqu'on s’est lancés dans ce projet, on savait qu’il serait difficile de se faire accepter mais les gens s'ouvrent de plus en plus au secteur du CBD et du cannabis en général.
Concernant les autorités, on compte sur eux étant donné que notre activité est porteuse de développement économique local, d’emplois, et que ces sujets sont dans les préoccupations nationales, on espère qu’ils soutiendront notre démarche.
On a un réel objectif de traçabilité, de protection du consommateur et de produits de qualité française, on veut développer cette filière en synergie avec les autorités et les autres entrepreneurs, qui sont des voisins pour certains.

Dans le secteur du CBD on était dans les premiers du département, après, comme vous devez le savoir, le chanvre est historique sur nos terres.

- Que représente votre volume de culture actuellement ?

Notre volume de culture en propre représente une dizaine d’hectares en plein champ. 

Cette production n’est pas suffisante pour répondre à toute la demande européenne donc nous travaillons avec d’autres producteurs soigneusement sélectionnés avec un cahier des charges.

- Vous disposez également d’un laboratoire, cela signifie-t-il que vous créez vous-même vos variétés de CBD ?

Le laboratoire est lui aussi sur l’exploitation, c’est un circuit ultra-court. Nous, on ne crée pas nos propres variétés, nous ne travaillons pas la génétique des plantes. La législation française nous oblige à travailler avec des variétés moins productives que d’autres pays. 

Par contre, nous créons l’ensemble de nos références de la graine au produit fini.
Notre laboratoire nous permet l’élaboration de produits dérivés sur mesure, grâce à la transformation sur demande. 

Nous avons industrialisé des procédés de séparation végétale, de filtration et de pression, avec nos propres machines, qui nous permettent de traiter de gros volumes (1 tonne / jour).

- Proposez-vous également des produits dérivés à la vente ou uniquement des résines ?

Notre activité principale est la résine mais nous faisons également beaucoup de recherche et développement comme on vous le disait.
On réalise régulièrement de la formulation sur mesure pour les huiles et autres produits dérivés. Certains clients nous demandent des références exclusives, ce qui nous permet de travailler sur de nouveaux produits innovants, le but étant de répondre exactement à leurs besoins.

- Exercez-vous également une activité de grossiste ?

Etant donné qu’on peut traiter plus d’une tonne de matière par jour, nous avons effectivement beaucoup de clients qui nous contactent pour de très grosses quantités.

On pense être l’un des plus gros producteurs de résine français voire européen, on n’a pas les chiffres exact du marché, mais vu les quantités on exerce une activité de grossiste oui ! 

Dans notre processus de développement nous sommes actuellement exclusivement en commerce BtoB, ce qui s’apparente à de la vente de gros.

- Comment voyez-vous l’avenir du CBD en France et quels sont vos projets ?

On pense que les cannabinoïdes (et pas seulement le CBD) font partie du futur de la médecine/phytothérapie et du bien être.
Aussi, on pense que les terpènes de Cannabis offrent un tel panel de goût, d’odeurs et de propriétés que celui-ci ressemble beaucoup à l’industrie du vin, du fromage ou encore de la gastronomie en général. 

Cette partie florale alliée aux multiples propriétés bénéfiques des autres composants de la plante (graines et fibres), ne peuvent que présager un avenir radieux à la filière chanvre en général.

Le futur de notre entreprise suivra les ouvertures législatives ou réglementaires prises en ce sens, puisque les clients et entrepreneurs sont déjà prêts et n’attendent que les propositions que nous pourrons (le secteur pourra) leur faire.
Il y a un réel intérêt général à ce que le CBD se développe et la France ne doit pas être une fois de plus en retard sur ce sujet.

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